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21 janvier 2007
Petit jeu entre nous
Après ton intérêt pour le jeu de mots précédent, je me livre à une nouvelle tentative. Le principe est le même, des mots que je te propose et dont tu diposes à ta guise.
Il me faut des mots.... J'augmente un peu... J'en cherche 15...
Je les trouve quelque part au détour d'une rue en ce dimanche ensoleillé, ODEUR- BLEU- FINIR- SOIR- INCANDESCENT- GRUMEAU- LIMITER- NODULE- PERSUADER- RESULTAT- PISTE- ESCARGOT- IMPOSTEUR- CACHER- AGENCE.
Le ciel est bleu malgré le soir qui se rapproche rapidement, une légère odeur d’herbe se propage dans la campagne silencieuse. Elle recherche des escargots en effectuant une sorte de ronde chamanique. Il l’observe discrètement, caché derrière le tracteur du père Grumeau. Il l’observe ainsi, depuis qu’il est persuadé qu’elle n’est qu’un imposteur, depuis ce mystérieux appel de l’agence matrimoniale. Elle continue sa danse, sous l’emprise d’un résultat certain… L’incandescence limitée d’une vie sans énergie. Le jeune Nodule était certain de tenir une piste et comptait bien en finir avec cette histoire.
Ta composition dans les commentaires- Je me charge du reste...
Fr> Sloterdijk rencontre un escargot nommé Nodule
Lorsque le soir incandescent tomba en gros grumeaux de nuages bleus, Zmrzlina osa mettre un pied dehors. L'odeur de la nuit put le persuader de se mettre sur la piste de ce que ses yeux imposteurs cachaient pendant la journée: du neuf.
Il fit quelques mètres, et rencontra un escargot nommé Nodule, qui lui affirma travailler pour une agence quasi-immobilière.
Zmrzlina, chargé de ce probant résultat, fit demi-tour, et claqua la porte aux insectes nocturnes qui hurlaient des histoires invraisemblables en se bousculant autour des phares des voitures.
L'escargot bleu de Selig (en essai)
J'ai commencé, j'ai essayé mais je n'ai pas réussi ... c'est quand l'escargot bleu qui se prenait pour une espion d'une agence secrète et se disait sur la piste d'un imposteur persuader d'avoir inventé la poudre anti-grumeau que mon histoire à déraper. Je n'ai pas pu aller jusqu'au bout, cela aurait terni l'image de ton blog et résultat : fini les visites et les commentaires !
Bon dès le départ, l'intrigue était un peu limitée. Un escargot qui disposait de supers pouvoirs : des antennes incandescentes qui lui premettaient de se déplacer le soir. Il pouvait aussi entrer dans sa coquille et hop il était caché .. bref une belle histoire. Et puis je n'ai pas réussi à placer nodule. Alors j'ai laissé tomber.
Monette sur la piste d'un imposteur
Nodule, c'était son surnom, ne travaillait que le soir dans une agence de détectives, son costume bleu dégageait une odeur bizarre. C'est avec la lenteur d'un escargot qu'il se dirigeait vers son lieu de travail, l'incandescence des réverbères illuminait la rue.
Nodule voulait persuader son patron, qu'un de ses employés etait un imposteur, il s'agissait de Grumeau. Celui-ci voulait cacher des preuves concernant une filature.
Nodule savait qu'il était sur la bonne piste, il fallait en finir au plus vite, obtenir un résultat en limitant les risques.
L'incursion d'if 6 dans le monde des petits animaux
Les petits animaux discutaient dans l'odeur du soir incandescent quand les grumeaux aux larges oreilles bleues se persuadèrent qu'il fallait en finir avec les nodules à noeud plat dont l'activité limitait fortement les résultats de l'agence.
Sur la piste, un escargot nomade pouvait fort bien cacher un imposteur sédentaire .
Framboisine se lance dans un jeu de piste céleste
Au bout du ciel INCANDESCENT ,AGENCE immobile des rêves les plus fous,qui LIMITAIT le SOIR,un ESCARGOT, RESULTAT d'un croisement génétique entre un NODULE et un GRUMEAU, FINIT par trouver son bonheur : le BLEU , à l'horizon sans limite , que rien ne dissimulait ni ne CACHAIT,encouragea l'IMPOSTEUR , fruit de la nature falsifiée , à qui un nez avait attribué,et le PERSUADA de suivre l'ODEUR du ciel dans un jeu de PISTE surréaliste.
Elisabeth nous livre une tranche de vie
Une odeur de grumeau dans la cuisine est le résultat d'un repas pour ce soir que j'ai voulu préparer dans le four incandescent avant de partir à l'agence.
Le bleu du ciel va bientôt cacher la piste de l'escargot passant sur le nodule.
Je vais persuader l'imposteur de finir ses plaisanteries et de se limiter à des choses sérieuses.
Version poétique de Laura
Une odeur de bleu
Chatouille mes yeux
Le jour va finir
Et le soir mourir
Les grumeaux incandescents
De mon cœur ardent
Limitent ma conscience
Et accentuent mon errance
Mon âme malade
Ressemble à un nodule
Résultat désastreux
D’un parcours aventureux
Comme un escargot
Je rentre dans les mots
Et me persuade
Qu’ils sont mon existence
Sur la piste de ma vie
Beaucoup d’envies
D’imposteurs
Et de pleurs
A l’agence des âmes en vrac
J’ai demandé un sac
Pour transporter
Mes rêves brisés.
Une tranche de vie père fille by The boy with the arab strap
SMS : "vous avez un message". Messagerie, sa voix : "Si tu te trouves toujours dans les parages ce s.o.i.r., viens donc te perdre par chez moi. Il sera là..."
R.é.s.u.l.t.a.t., improviser :
- Une urgence : veuillez m'excuser, je dois m'absenter.
Le comte de la "commission de vente" [pressé de devenir marquis] à bafouiller :
- Mais Monsieur, il nous faut votre signature pour officialiser...
Quitter l'a.g.e.n.c.e., à me traîner comme un e.s.c.a.r.g.o.t. pour me donner le temps de réaliser que je foulais une p.i.s.t.e. brûlante : un regard et je saurais. Quand même, me demander : "aura-t-elle poussé la Chandeleur à son paroxysme jusqu'à me mettre en présence d'une véritablement vraie crêpe ?"
Musée d'orsay. Saint-Michel. Austerlitz. Bibliothèque François Mittterrand. Rue du chevaleret, Rue Louise Weiss, Boulevard Vincent Auriol, sa porte, un point i.n.c.a.n.d.e.s.c.e.n.t. dans l'obscurité, volutes de fumée :
- Il a réussi à me p.e.r.s.u.a.d.e.r. de ne pas fumer à l'intérieur.
Debout, à faire des ronds de jambes. des pas chassés vers moi :
- Par certains côtés, il me fait penser à toi...
Prendre racine à regarder, au-delà de sa robe de lainage b.l.e.u., ce qui avait changé - trois mois de téléphone, depuis sa bombe à fragmentation : "Je pars vivre avec lui sinon je crois que ça va mal f.i.n.i.r., nous deux..." In vino veritas : rien n'avait changé - ce que j'avais de plus précieux, toujours elle était. Trois mois de distance effacés lorsqu'elle me prit la main, poussa la porte d'entrée pour me faire traverser le salon jusqu'à la cuisine : je LE découvris en train de taquiner deux poêles, à veiller religieusement les crêpes pour qu'elles n'attachent pas. Pour fixer mon jugement, entendre SA voix - hasarder :
- La pâte a comme une o.d.e.u.r...
Automatique :
- De la bière... Forte pour imprimer et un ingrédient secret...
- F.l.e.u.r. d'oranger...
Volte-face, mi-amusé, mi-étonné :
- Touché !
Sourires, à l'envoi comme à la réception : sa silhouette, enregistrée - le langage de son corps en cours de décryptage.
Me Pencher sur la pâte - un ballon d'essai :
- Il y a un n.o.d.u.l.e... Ah, on dirait qu'il a opéré une fission : j'en vois d'autres...
Sa nuque à lui qui rougit. Elle, ronchonne :
- Tu aurais pu dire grumeau...
A me pincer le bras :
- Tu ne peux pas t'empêcher, hein ?
Sa joue, qu'elle embrasse :
Tu nous rejoins dans le salon ?
Tandis qu'elle ouvre la marche, comme un halo au-dessus de sa tête, une enseigne en néon : elle est amoureuse - peut-être l.i.m.i.t.e.r. la casse avec celui-là. peut-être pas.
Sofa, chuchottements :
- Le moins que l'on puisse dire, c'est que tu as tout fait pour me le c.a.c.h.e.r... Est-ce qu'il sait préparer autre chose que des crêpes, au moins ?
- La réponse est oui et ne m'oblige pas à te rappeler que le dernier, tu ne l'avais pas vu depuis 20 mins que tu émettais déjà l'hypothèse de l'enterrer dans ta cave, Papa, alors bon...
Haussements d'épaules :
- Quoi, cet i.m.p.o.s.t.e.u.r. ?
- Tu sais très bien ce que je veux dire...
Pousser l'audace :
- Tu devrais m'en être reconnaissante. Si je ne l'avais pas effrayé, tu n'aurais pas l'air si heureuse aujourd'hui avec ton mignon...
Un rire - le sien : il a entendu. Disposant crêpes, confiture de rhubarbe, chocolat fondu et sirop d'érable, une courbette :
- Madame et Monsieur sont servis.
Elle et moi - nos ondes cérébrales à se croiser : l'alchimie - toujours là.
Je le laisserai vivre et elle le sait.
15:10 Publié dans c) Thèmes & Mots | Lien permanent
Commentaires
Lorsque le soir incandescent tomba en gros grumeaux de nuages bleus, Zmrzlina osa mettre un pied dehors. L'odeur de la nuit put le persuader de se mettre sur la piste de ce que ses yeux imposteurs cachaient pendant la journée: du neuf.
Il fit quelques mètres, et rencontra un escargot nomme Nodule, qui lui affirma travailler pour une agence quasi-immobilière.
Zmrzlina, chargé de ce probant résultat, fit demi-tour, et claqua la porte aux insectes nocturnes qui hurlaient des histoires invraisemblables en se bousculant autour des phares des voitures.
Ecrit par : Fr> Sloterdijk | 21 janvier 2007
J'ai commencé, j'ai essayé mais je n'ai pas réussi ... c'est quand l'escargot bleu qui se prenait pour une espion d'une agence secrète et se disait sur la piste d'un imposteur persuader d'avoir inventé la poudre anti-grumeau que mon histoire à déraper. Je n'ai pas pu aller jusqu'au bout, cela aurait terni l'image de ton blog et résultat : fini les visites et les commentaires !
Bon dès le départ, l'intrigue était un peu limitée. Un escargot qui disposait de supers pouvoirs : des antennes incandescentes qui lui premettaient de se déplacer le soir. Il pouvait aussi entrer dans sa coquille et hop il était caché .. bref une belle histoire. Et puis je n'ai pas réussi à placer nodule. Alors j'ai laissé tomber.
Mais bon l'idée est sympa ...
Je ré-essaierai
Ecrit par : selig | 21 janvier 2007
chouette!!j'adore ce jeu!merci Ambroise
Nodule,c'etait son surnom,il ne travaillait que le soir dans une agence de detectives,son costume bleu degageait une odeur bizarre.c'est avec la lenteur d'un escargot qu'il se dirigeait vers son lieu de travail,l'incandescence des réveberes illuminait la rue.
Nodule voulait persuader son patron,qu'un de ses employès etait un imposteur,il s'agissait de Grumeau.Celui-ci voulait cacher des preuves concernant une filature.
Nodule savait qu'il etait sur la bonne piste,il fallait en finir au plus vite,obtenir un résultat,en limitant les risques
Ecrit par : monette | 21 janvier 2007
Damned, j'ai oublie LIMITER
Ecrit par : Fr>Sloterdijk | 21 janvier 2007
Fr>Sloterdijk n'hésite pas à me dire où rajouter LIMITER et FINIR... dans cette mystérieuse rencontre "gastéropode"...
Selig, merci de ta compassion vis à vis de ce blog et si jamais tu devais tenter un autre essai (bien que celui-ci soit super) n'hésite pas mettre un peu d'ODEUR.
Nodule va-t-il coincer l'imposteur Monette?
J'apprécie votre imagination fertile.
Merci pour vos compositions.
Ecrit par : Ambroise | 22 janvier 2007
Bonjour Ambroise,
Je note les mots et je réfléchis avant de déposer mon texte ici.
C'est un peu plus délicat, aussi je prends mon temps pour essayer de "pondre" quelquechose...
Ecrit par : elisabeth | 22 janvier 2007
Je te souhaite une agréable "ponte" Elisabeth.... Pleine de mots--
tout en délicatesse.
Ecrit par : Ambroise | 22 janvier 2007
me too
je vais essayer
une idée sympa en tous cas.
Ecrit par : if6 | 22 janvier 2007
bon voilà
Les petits animaux discutaient dans l'odeur du soir incandescent quand les grumeaux aux larges oreilles bleues se persuadèrent qu'il fallait en finir avec les nodules à noeud plat dont l'activité limitait fortement les résultats de l'agence.
Sur la piste, un escargot nomade pouvait fort bien cacher un imposteur sédentaire .
Ecrit par : if 6 | 22 janvier 2007
merci ambroise!!
si des lettres se sont ègarèes ,ramasse les,,j'adore ce petit jeu
bizzz
Ecrit par : monette | 22 janvier 2007
Sympa cette incursion dans le monde des petits animaux if 6, merci.
Je ramasse Monette....
Bien à vous
Ecrit par : Ambroise | 22 janvier 2007
Au bout du ciel INCANDESCENT ,AGENCE immobile des rêves les plus fous,qui LIMITAIT le SOIR,un ESCARGOT, RESULTAT d'un croisement génétique entre un NODULE et un GRUMEAU, FINIT par trouver son bonheur : le BLEU , à l'horizon sans limite , que rien ne dissimulait ni ne CACHAIT,encouragea l'IMPOSTEUR , fruit de la nature falsifiée , à qui un nez avait attribué,et le PERSUADA de suivre l'ODEUR du ciel dans un jeu de PISTE surréaliste.
Ecrit par : framboisine | 22 janvier 2007
Ton jeu de piste céleste en ligne Framboisine,
merci et bonne fin de soirée.
Ecrit par : Ambroise | 22 janvier 2007
Bonjour Ambroise,
J'ai "pondu" mon texte en espérant n'avoir oublié aucun mot.
Une odeur de grumeau dans la cuisine est le résultat d'un repas pour ce soir que j'ai voulu préparer dans le four incandescent avant de partir à l'agence.
Le bleu du ciel va bientôt cacher la piste de l'escargot passant sur le nodule.
Je vais persuader l'imposteur de finir ses plaisanteries et de se limiter à des choses sérieuses.
A plus tard.
Ecrit par : elisabeth | 23 janvier 2007
Merci Elisabeth, ta tranche de vie (un soir lorsque le bleu du ciel cache la piste de l'escargot).
Bien à toi.
Ecrit par : Ambroise | 23 janvier 2007
Bravo pour ce petit jeu qui donne des textes admirables !
Bon après midi....
Ecrit par : elisabeth | 23 janvier 2007
Je réfléchis....
Toujours à mettre de l'ordre dans ma tête...
Ecrit par : laura | 23 janvier 2007
Une odeur de bleu
Chatouille mes yeux
Le jour va finir
Et le soir mourir
Les grumeaux incandescents
De mon cœur ardent
Limitent ma conscience
Et accentuent mon errance
Mon âme malade
Ressemble à un nodule
Résultat désastreux
D’un parcours aventureux
Comme un escargot
Je rentre dans les mots
Et me persuade
Qu’ils sont mon existence
Sur la piste de ma vie
Beaucoup d’envies
D’imposteurs
Et de pleurs
A l’agence des âmes en vrac
J’ai demandé un sac
Pour transporter
Mes rêves brisés.
Ecrit par : laura | 23 janvier 2007
Ta version poétique en ligne Laura-
Des textes et des poèmes admirables, oui Elisabeth.
Bien à vous.
Ecrit par : Ambroise | 23 janvier 2007
voilà ma contribution avec les mots inclus… cela vaut ce que cela veaux (violet) mais bon l'important est de participer…
L'homme était amoureux d'une femme poisson, toute ronde, toute poisseuse, toute poiscailleuse qu'elle était il se disait qu'en l'attachant solidement à un frigidaire, elle ne le quitterai jamais et jamais elle ne sentirai la marée. Mais une centrale d'EDF-GDF tomba en panne, les techniciens durent interrompre le réacteur. De séduisante sirène qu'elle était elle devint une raie toute sèche, l'homme repoussant toute idée de concubinage, opta pour un virage à 180°, il dû calculer ce qu'il lui en coûtait de devoir se mettre à chercher une femme cette fois en chair et sans arêtes… il restait inquiet de ne la trouver et de devoir rester Sole. Il leva les yeux aux cieux et vis un nuage en forme d'écailles et se dit voici un bon présage.
a plus bisousques
io
Ecrit par : yoyostereo™ | 23 janvier 2007
Euh.....
Désolée, me suis plantée, devait envoyer ce truc de la part de Oyoy, mais me suis trompée de post...c'était celui du jeu d'avant...shame on me......ouais, sinon, c'est sûr que ca a pas grand rapport...n'amènerais le mien un peu plus tard, aussi.....pas envie, 'jourd'hui...
Bonne soirée!
Ecrit par : Val | 23 janvier 2007
Merci Ambroise et merci pour ton com.
Ecrit par : laura | 24 janvier 2007
Bienvenue,
la participation poissonneuse de Yoyostereo en ligne sous le jeu d'avant.
J'attends avec "impatience" ta participation Val, (on s'amuse comme des fous avec ces mots...)
Merci à vous pour ces plaisirs textuels.
Ecrit par : Ambroise | 24 janvier 2007
SMS : "vous avez un message". Messagerie, sa voix : "Si tu te trouves toujours dans les parages ce s.o.i.r., viens donc te perdre par chez moi. Il sera là..."
R.é.s.u.l.t.a.t., improviser :
- Une urgence : veuillez m'excuser, je dois m'absenter.
Le comte de la "commission de vente" [pressé de devenir marquis] à bafouiller :
- Mais Monsieur, il nous faut votre signature pour officialiser...
Quitter l'a.g.e.n.c.e., à me traîner comme un e.s.c.a.r.g.o.t. pour me donner le temps de réaliser que je foulais une p.i.s.t.e. brûlante : un regard et je saurais. Quand même, me demander : "aura-t-elle poussé la Chandeleur à son paroxysme jusqu'à me mettre en présence d'une véritablement vraie crêpe ?"
Musée d'orsay. Saint-Michel. Austerlitz. Bibliothèque François Mittterrand. Rue du chevaleret, Rue Louise Weiss, Boulevard Vincent Auriol, sa porte, un point i.n.c.a.n.d.e.s.c.e.n.t. dans l'obscurité, volutes de fumée :
- Il a réussi à me p.e.r.s.u.a.d.e.r. de ne pas fumer à l'intérieur.
Debout, à faire des ronds de jambes. des pas chassés vers moi :
- Par certains côtés, il me fait penser à toi...
Prendre racine à regarder, au-delà de sa robe de lainage b.l.e.u., ce qui avait changé - trois mois de téléphone, depuis sa bombe à fragmentation : "Je pars vivre avec lui sinon je crois que ça va mal f.i.n.i.r., nous deux..." In vino veritas : rien n'avait changé - ce que j'avais de plus précieux, toujours elle était. Trois mois de distance effacés lorsqu'elle me prit la main, poussa la porte d'entrée pour me faire traverser le salon jusqu'à la cuisine : je LE découvris en train de taquiner deux poêles, à veiller religieusement les crêpes pour qu'elles n'attachent pas. Pour fixer mon jugement, entendre SA voix - hasarder :
- La pâte a comme une o.d.e.u.r...
Automatique :
- De la bière... Forte pour imprimer et un ingrédient secret...
- F.l.e.u.r. d'oranger...
Volte-face, mi-amusé, mi-étonné :
- Touché !
Sourires, à l'envoi comme à la réception : sa silhouette, enregistrée - le langage de son corps en cours de décryptage.
Me Pencher sur la pâte - un ballon d'essai :
- Il y a un n.o.d.u.l.e... Ah, on dirait qu'il a opéré une fission : j'en vois d'autres...
Sa nuque à lui qui rougit. Elle, ronchonne :
- Tu aurais pu dire grumeau...
A me pincer le bras :
- Tu ne peux pas t'empêcher, hein ?
Sa joue, qu'elle embrasse :
Tu nous rejoins dans le salon ?
Tandis qu'elle ouvre la marche, comme un halo au-dessus de sa tête, une enseigne en néon : elle est amoureuse - peut-être l.i.m.i.t.e.r. la casse avec celui-là. peut-être pas.
Sofa, chuchottements :
- Le moins que l'on puisse dire, c'est que tu as tout fait pour me le c.a.c.h.e.r... Est-ce qu'il sait préparer autre chose que des crêpes, au moins ?
- La réponse est oui et ne m'oblige pas à te rappeler que le dernier, tu ne l'avais pas vu depuis 20 mins que tu émettais déjà l'hypothèse de l'enterrer dans ta cave, Papa, alors bon...
Haussements d'épaules :
- Quoi, cet i.m.p.o.s.t.e.u.r. ?
- Tu sais très bien ce que je veux dire...
Pousser l'audace :
- Tu devrais m'en être reconnaissante. Si je ne l'avais pas effrayé, tu n'aurais pas l'air si heureuse aujourd'hui avec ton mignon...
Un rire - le sien : il a entendu. Disposant crêpes, confiture de rhubarbe, chocolat fondu et sirop d'érable, une courbette :
- Madame et Monsieur sont servis.
Elle et moi - nos ondes cérébrales à se croiser : l'alchimie - toujours là.
Je le laisserai vivre et elle le sait.
Ecrit par : The boy with the arab strap | 27 janvier 2007
Merci pour ces mots The boy... Un morceau de vie père -fille agréable et subtil à lire.
A très bientôt...
Ecrit par : Ambroise | 27 janvier 2007
I - De rien
II - Je n'ai ni sirop d'érable, ni confiture : pour autant, je viens bel et bien de me préparer des crêpes au chocolat fondu ;-]
III - Je constate que plus il y a de mots, plus je fais long... La première fois que j'ai participé, il y en avait quatre. En proposant de s'a.p.p.r.o.p.r.i.e.r. 10 puis 15 mots, je ne peux pas faire court [ai-je jamais su ?] et me retrouve à faire des kilômêtres de phrases...
IV - @ +
V - [il est passé par ici, il repassera par là]
Ecrit par : CBGB's | 27 janvier 2007
J'aime ta longueur CBGB's, tes kilomètres de mots se succèdent avec brio.
Bonne crêpes (avec 1 jour de retard).
Bien à toi et bon re-passage.
Ecrit par : Ambroise | 28 janvier 2007


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