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27 octobre 2007

Petit jeu entre nous

Ce matin je me lève dans un regain de fatigue. Obligation physique d'un corps en pleine forme qui entoure mon esprit peu conforme. La fatigue paradoxale! Je me traîne au galop vers la machine à café, "un cappuccino, deux sucres, garçon"! La machine s'exécute dans un bruit inconfortable de voiture qui tousse en pleine saison d’hiver. Je m’installe derrière mon bureau, agrippe mon stylo entamant le sixième jour du cahier couleur ébène. Maître corbeau, silencieux m’observe sur le rebord de la fenêtre, les mots surgissent.

Le principe ne change pas, 10 mots qui surgissent. 10 mots qu’il te faut intégrer dans un texte de ta composition. (je me charge du reste)

FATIGUE- REBORD- CORBEAU- CORPS- INCONFORTABLE- TOUSSER- SIXIEME- MACHINE- CONFORME- ENTOURER

A TOI...

Fatigue de Laura

Position inconfortable,
Sixième sens en berne,
Corps-machine en panne
Plus conforme aux normes.

Le corbeau remplace
La tourterelle
Sur le rebord de la terrasse ;
Une menace…

Tousser des quintes
D’angoisse ;
Entourer son âme
De souffrance.

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Enriqueta s'installe

Mon corps inconfortable
N'en peut plus de tousser
Il sombre de fatigue
Au rebord de mon lit
Comme un corbeau blessé
Par un vent bien trop fort
Sixième heure de la nuit
Me scande la machine
A mesurer le temps
Entourée de mes doutes
Qui cernent mes espoirs
Non avenir conforme
Au pire de mes cauchemars...

---------

VersioN Monette

Toute la nuit elle avait toussé
le corps fatigué, elle etait assise de manière inconfortable sur le rebord de la fenêtre
pas tres conforme comme sécurité lorsque c'est au sixième étage
dans le ciel un corbeau entouré de ses petits tournoyaient dans le ciel
le bruit d'une machine attira son attention
elle se pencha....
un peu trop!!

-----------

Une nuit ordinaire d'Estelle

Mais pourquoi donc avait il cette manie d'entourer mes épaules de ses bras, emprisonnant mon cou jusqu'a l'étouffement?
C'était au moins la sixième fois que je me liberais de son étreinte ;j'avais beau tousser ,me retourner ,recorqueviller mon corps ,l'expedier jusqu'au rebord du lit rien ne me liberait de cette position inconfortable.
A l'aube enfin! un corbeau qui faisait un bruit bizarre en frappant doucement la fenêtre avec son bec ;au debut j'ai pense que c'était la machine à coudre de la voisine ;mais non, cet envoyé du ciel le réveilla et dans un mouvement rapide, il redressa la tête pour se recoucher en m'enlassant tendrement et je pu enfin m'endormir oubliant toute fatigue (une forte odeur de café me réveilla ,reveil plus conforme pensai je en regardant le reveil: 13h dimanche).

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Version Bern

La fatigue le submerge. Il s’allonge sur la pelouse dans une position inconfortable. Son corps est douloureux.
Un énorme corbeau au volant d’un machine s’approche. L’oiseau s’envole et se pose sur le rebord d’une fenêtre au sixième étage de l’immeuble.
Copie conforme du premier un autre oiseau s’approche. Suivi de nombreux autres. Ils s’apprêtent à l’entourer. Alors il a peur et se met à tousser. Les oiseaux s’enfuient.
L’homme se réveille. Il a froid, la nuit est tombée.
Le parc est vide maintenant. Il se lève, prend son baluchon et s’éloigne lentement .

---------

Sixième heure de Rémy


Machine avant.
Réveil conforme à ce qui était hier et à ce qui sera demain, sensation incorfortable de nourir le corbeau, encore et encore, de ne plus savoir s'entourer de sa simple présence.
Pourtant, je me suis vu tousser ses larmes, les égoutter de la mémoire du temps, inspirer son corps et absorber cette fatigue qui la fit s'asseoir là, sur le rebord de sa vie. Rien n'y a fait. Rien.

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La version d'Elisabeth (un peu en retard...)

Oubliant ma fatigue, mon corps fonctionnant comme une machine, je montais au sixième étage, sans ascenseur... Arrivée tout en haut, je mis à tousser, tellement j'avais forcé. Je m'appuyais alors sur le rebord d'une fenêtre. Je m'imaginais voler parmi les oiseaux.... Peut être que le corbeau que j'avais vu en bas viendrait m'entourer ? Je me sentais de plus en plus inconfortable au bord de cette fenêtre. Ce n'était pas du tout conforme à ce que j'avais prévu.....

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Comme une lettre à la poste de S Express

Sélectionner deux images [par exemple : des instantanés des "chariots de feu"* et du s.i.x.i.è.m.e. round de Jack Johnson en train d'attendrir James Jeffries, affairé à t.o.u.s.s.e.r. sa défaite] dont le format épouserait idéalement celui d'une enveloppe.
Sceller les r.e.b.o.r.d.s. des images au scotch.
Ne pas indiquer l'expéditeur.
Un doctorant en termolyse, pourquoi pas Iggy Pop : qu'importe le destinataire.
Ne rien écrire à l'intérieur.
Si l'enveloppe ainsi réalisée a été fabriquée au moyen de photographies ou de matériel cartonné - par sécurité, la peser à la m.a.c.h.i.n.e. à timbrer, que son poids soit c.o.n.f.o.r.m.e. à son objet : une manière de lettre de c.o.r.b.e.a.u., vide - pour dénoncer que la f.a.t.i.g.u.e. n'est rien.

I - Une surcharge pondérale.
II - Un excédent de bagage.
III - Une gangue de sueur qu'il ne faut jamais laisser figer - qu'à toute heure la volonté peut faire exploser.
IV - Un luxe - se souvenir, hors d'haleine, de ceux qui n'ont jamais eu l'opportunité de s'épuiser. Ceux qui n'ont plus la liberté d'éprouver leur c.o.r.p.s. Ceux qui pour se sentir vivants auraient tout donné.
V - Les privilèges ne procèdent ni des régimes spéciaux, ni du fonctionnariat. Il ne coulent pas d'une particule accolé au nom. L'imposition sur la fortune y est étanche. La fatigue - comme le prix à payer pour avoir le privilège de pouvoir s'ingénier, accoucher, créer, délayer les possibilités, célébrer.
VI - Pouvoir dire "je suis ivre**". S'endormir, exténué, comme si l'on remerciait mais - se garder de se laisser cannibaliser par son activité. Fuir toujours plus avant ne se confond pas avec le verbe exister - c'est risquer l'i.n.c.o.n.f.o.r.t.a.b.l.e. gueule de bois.


* http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=150.html
** http://www.franceweb.fr/poesie/baudel1.htm

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08:55 Publié dans | Lien permanent

Commentaires

bonjour Ambroise,
merci pour ce nouveau jeu. Je t'envoie ma réponse dès que c'est écrit!!!!

Écrit par : bern | 27 octobre 2007

FATIGUE

Position inconfortable,
Sixième sens en berne,
Corps-machine en panne
Plus conforme aux normes.

Le corbeau remplace
La tourterelle
Sur le rebord de la terrasse ;
Une menace…

Tousser des quintes
D’angoisse ;
Entourer son âme
De souffrance.

Écrit par : Laura | 27 octobre 2007

Youpi! Allez c'est reparti!

Écrit par : enriqueta | 27 octobre 2007

un p'tit jeu!! le revoilà!! merci Ambroise, je reviens demain avec ma compo

bizzz

Écrit par : monette | 28 octobre 2007

Mon corps inconfortable
N'en peut plus de tousser
Il sombre de fatigue
Au rebord de mon lit
Comme un corbeau blessé
Par un vent bien trop fort
Sixième heure de la nuit
Me scande la machine
A mesurer le temps
Entourée de mes doutes
Qui cernent mes espoirs
Non avenir conforme
Au pire de mes cauchemars...

Écrit par : enriqueta | 28 octobre 2007

Bravo Ambroise et Laura pour vos versions. J'attends avec impatience celle des autre participantes.
Ambroise, tu viens faire mon jeu "Le rallye prise de tête"?

Écrit par : enriqueta | 28 octobre 2007

il y a dejà de belles compositions!!


Toute la nuit elle avait toussé
le corps fatigué, elle etait assise de maniere inconfortable sur le rebord de la fenêtre
pas tres conforme comme sécurité lorsque c'est au sixieme etage
dans le ciel un corbeau entouré de ses petits tournoyaient dans le ciel
le bruit d'une machine attira son attention
elle se pencha....
un peu trop!!

Écrit par : monette | 28 octobre 2007

je crois que j'ai fait une faute à tournoyaient ça doit etre tournoyait ..

Écrit par : monette | 28 octobre 2007

Une nuit ordinaire!
Mais pourquoi donc avait il cette manie d'entourer mes epaules de ses bras, emprisonnant mon cou jusqu'a l'étouffement?
C'etait au moins la sixième fois que je me liberais de son etreinte ;j'avais beau tousser ,me retourner ,recorqueviller mon corps ,l'expedier jusqu'au rebord du lit rien ne me liberait de cette position inconfortable.
A l'aube enfin! un corbeau qui faisait un bruit bizarre en frappant doucement la fenetre avec son bec ;au debut j'ai pense que c'etait la machine à coudre de la voisine ;mais non, cet envoye du ciel le reveilla et dans un mouvement rapide, il redressa la tete pour se recoucher en m'enlassant tendrement et je pu enfin m'endormir oubliant toute fatigue (une forte odeur de café me reveilla ,reveil plus conforme pensai je en regardant le reveil: 13h dimanche)

Bravo à toutes pour vos realisations (mon texte est surement inspire de ma nuit lol,je fairais mieux la prochaine fois)
Merci ambroise bizz

Écrit par : estelle | 28 octobre 2007

La fatigue le submerge. Il s’allonge sur la pelouse dans une position inconfortable. Son corps est douloureux.
Un énorme corbeau au volant d’un machine s’approche. L’oiseau s’envole et se pose sur le rebord d’une fenêtre au sixième étage de l’immeuble.
Copie conforme du premier un autre oiseau s’approche. Suivi de nombreux autres. Ils s’apprètent à l’entourer. Alors il a peur et se met à tousser. Les oiseaux s’enfuient.
L’homme se réveille. Il a froid, la nuit est tombée.
Le parc est vide maintenant. Il se lève, prend son baluchon et s’éloigne lentement .

Écrit par : bern | 28 octobre 2007

Aie, j'ai oublié le ^ sur apprêtent !!!!!!!!!!

Écrit par : bern | 29 octobre 2007

J'ai lu les textes des autres, comme j'ai du retard à cause de ma connexion défaillante, je note les mots et je réfléchis à mon texte pour demain ou après-demain..... Bonne nuit.

Écrit par : elisabeth | 29 octobre 2007

Vos participations vraiment au top. Vision après vision, la fatigue s'installe, trouve sa place.
Je m'en vais les mettre en dessous, comme avant.
Bien à vous

Écrit par : Ambroise | 31 octobre 2007

Enorme fatigue oui...
J'attends ... doublement ...des nouvelles de toi avec impatience

Écrit par : Laura | 31 octobre 2007

Coucou Laura,
des nouvelles dans la journée.
J'espère que la fatigue se propage ailleurs.

Écrit par : Ambroise | 31 octobre 2007

Bonjour Ambroise,
plus de blog pour moi depuis longtemps, mais de l'écriture encore.

Sixième heure.
Machine avant.
Réveil conforme à ce qui était hier et à ce qui sera demain, sensation incorfortable de nourir le corbeau, encore et encore, de ne plus savoir s'entourer de sa simple présence.
Pourtant, je me suis vu tousser ses larmes, les égoutter de la mémoire du temps, inspirer son corps et absorber cette fatigue qui la fit s'asseoir là, sur le rebord de sa vie. Rien n'y a fait. Rien.

Bien à toi.

Rémy

Écrit par : rémy | 31 octobre 2007

Je suis vraiment en retard !!!! aie !
Bon, voici mon texte :

Oubliant ma fatigue, mon corps fonctionnant comme une machine, je montais au sixième étage, sans ascenseur... Arrivée tout en haut, je mis à tousser, tellement j'avais forcé. Je m'appuyais alors sur le rebord d'une fenêtre. Je m'imaginais voler parmi les oiseaux.... Peut être que le corbeau que j'avais vu en bas viendrait m'entourer ? Je me sentais de plus en plus inconfortable au bord de cette fenêtre. Ce n'était pas du tout conforme à ce que j'avais prévu.....


Bonne nuit.

Écrit par : elisabeth | 31 octobre 2007

Monette: j'aime beaucoup:"dans le ciel un corbeau entouré de ses petits tournoyaient dans le ciel"
Elisabeth:"Je m'imaginais voler parmi les oiseaux.... " prose très poétique
Bravo à tous et toutes

Écrit par : Laura | 01 novembre 2007

Bravo Monette, Estelle, Bern et Elisabeth pour vos versions. J'aime la diversité qui naît toujours des mots d'Ambroise.

Ambroise, pourquoi cette absence de nouvelles notes?

Écrit par : enriqueta | 03 novembre 2007

Sélectionner deux images [par exemple : des instantanés des "chariots de feu"* et du s.i.x.i.è.m.e. round de Jack Johnson en train d'attendrir James Jeffries, affairé à t.o.u.s.s.e.r. sa défaite] dont le format épouserait idéalement celui d'une enveloppe.
Sceller les r.e.b.o.r.d.s. des images au scotch.
Ne pas indiquer l'expéditeur.
Un doctorant en termolyse, pourquoi pas Iggy Pop : qu'importe le destinataire.
Ne rien écrire à l'intérieur.
Si l'enveloppe ainsi réalisée a été fabriquée au moyen de photographies ou de matériel cartonné - par sécurité, la peser à la m.a.c.h.i.n.e. à timbrer, que son poids soit c.o.n.f.o.r.m.e. à son objet : une manière de lettre de c.o.r.b.e.a.u., vide - pour dénoncer que la f.a.t.i.g.u.e. n'est rien.

I - Une surcharge pondérale.
II - Un excédent de bagage.
III - Une gangue de sueur qu'il ne faut jamais laisser figer - qu'à toute heure la volonté peut faire exploser.
IV - Un luxe - se souvenir, hors d'haleine, de ceux qui n'ont jamais eu l'opportunité de s'épuiser. Ceux qui n'ont plus la liberté d'éprouver leur c.o.r.p.s. Ceux qui pour se sentir vivants auraient tout donné.
V - Les privilèges ne procèdent ni des régimes spéciaux, ni du fonctionnariat. Il ne coulent pas d'une particule accolé au nom. L'imposition sur la fortune y est étanche. La fatigue - comme le prix à payer pour avoir le privilège de pouvoir s'ingénier, accoucher, créer, délayer les possibilités, célébrer.
VI - Pouvoir dire "je suis ivre**". S'endormir, exténué, comme si l'on remerciait mais - se garder de se laisser cannibaliser par son activité. Fuir toujours plus avant ne se confond pas avec le verbe exister - c'est risquer l'i.n.c.o.n.f.o.r.t.a.b.l.e. gueule de bois.




* http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=150.html
** http://www.franceweb.fr/poesie/baudel1.htm

Écrit par : S Express | 05 novembre 2007

Merci pour vos versions et le voyage dans l'imagination de poursuivre son bout de chemin dans une danse de mots. Des mots toujours plus loin dans la création.
Vos versions si différentes, et pourtant si proches.
Bien à vous.

Écrit par : Ambroise | 06 novembre 2007

C'est vraiment amusant ce jeu. On est obligé de faire un effort d'imagination.... Mais le résultat est encourageant. Merci Ambroise et tout le monde... Ton règlement n'est pas encore parvenu jusqu'à ma boîte aux lettres. Il semble que le pont de la Toussaint ait ralenti la Poste... Une semaine pour que mes recueils parviennent jusqu'à toi.... c'est beaucoup. Bonne nuit.

Écrit par : elisabeth | 06 novembre 2007

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